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SANCTUAIRE MARIAL NOTRE DAME DES TROIS EPIS DE L'EQUATEUR

Pieta des Trois EpisLa mission de Sindara est aussi un sanctuaire marial. On y vénère une copie maintenant centenaire de la pieta vénérée au sanctuaire français Notre Dame des Trois Epis d'Alsace situé à Ammerschwihr. La Vierge y est apparue au XVe siècle à un paysan pour délivrer un message appelant à la conversion.             

chapelle du sanctuaire de Sindara (la pieta est sur le tabernacle)La région de Sindara fut longtemps surnommée "nouvelle Alsace" par les missionnaires alsaciens venus au Gabon. Le premier Evêque a y envoyer des missionnaires, Monseigneur Adam, était originaire d'un célèbre sanctuaire alsacien "Notre Dame des Trois Epis". C'est lui qui y fit venir la statue. Sindara est donc devenu un sanctuaire marial jumelé au sanctuaire alsacien.

Procession du 15 aoûtChaque année pour la fête de l'Assomption de Marie (le 15 août), un pélerinage est organisé. Les pélerins sont accueillis à la mission. La statue de la Vierge est emmenée en procession à travers la forêt jusqu'à une source dédiée à la Vierge découverte par les missionnaires.

Histoire du sanctuaire de Sindara

 27 février 1899 : arrivée des missionnaires

 Extrait du journal de la mission :
« le Père Boutin (lorrain), le frère Hermès (vendéen), envoyés par Monseigneur Adam (alsacien) pour fonder la mission « Notre-Dame des trois Epis » au Gabon, débarquèrent le 27 février 1899 au village de Douaniména (voisin du village de Sindara) au bord du fleuve Ngounié. Ils amenèrent avec eux la copie d’un piéta du Xve siècle, vénérée en Alsace : « Notre Dame des Trois Epis ».

« Le 1er mars 1899, nous cherchons un endroit convenable proche du fleuve et favorable à l’établissement d’une grande mission ». Père Boutin.

16 septembre 1899 : Andre Raponda Walker arrive à Sindara
André Raponda Walker est ordonné à l’âge de 27 ans en 1893. C’est le premier prêtre gabonais, il s’installe à Sindara. Ce futur lauréat de l’Académie Française écrit dans ses mémoires : « le 16 septembre 1899, à trois jours de pirogue de Lambaréné, je suis arrivé à Sindara, la mission s’installe doucement. »

Source découverte par les missionnaires1936 : La révolution espagnole éclate. 6800 personnes sont fusillées par les républicains. Les religieuses de l’Immaculée Conception de Castres, missionnaires au Gabon, avaient  des maisons en Espagne. La supérieure générale, Sœur Sylvie Azaïs se promit de construire une maison de formation en mission si aucune des sœurs dont elle avait la charge n’était tuée. Ce fut le cas et c’est la célèbre mystique, Yvonne Aimée de Malestroit qui lui dit de fonder cette maison à Sindara (voir bas de page). 

1937 : Le site de Sindara sert de séminaire, de lieu de repos pour les missionnaires et d’école.

1965 : Projet épiscopal d’un sanctuaire marial 
A Libreville, capitale du Gabon, lors d’une réunion des Evêques du pays, Monseigneur Raymond de la Moureyre demande la construction d’un sanctuaire marial au Gabon, si possible sur la ligne de l’Equateur. Il ne pense pas à la mission de Sindara. Après plusieurs changements d’Evêques, on ne parle plus de ce projet : « Notre Dame de l’Equateur ».

1979 : La mission est peu à peu abandonnée suite à l’exode rural. 

1990 : Le Père Zacharie Peron, prêtre breton au Gabon, découvre dans une armoire la statue de la Pieta amenée en 1899 par les premiers missionnaires. Après quelques recherches dans les archives, il découvre son nom : « Notre Dame des Trois Epis de l’Equateur ».
Ainsi, le sanctuaire marial espéré en 1965 par Mgr de la Moureyre existait-il déjà depuis près d’un siècle mais avait été oublié !

Messe d'accueil de la première équipe de volontaires Edith Stein dans la chapelle du sanctuaireMars 1999 : le Père Zacharie fait appel au tout jeune Institut Edith Stein (France) (www.edithstein.fr) afin de relancer le site abandonné à la forêt. C’est en octobre 1999, un siècle après les premiers missionnaires, que les premiers volontaires de l’Institut Edith Stein commencèrent l’aventure de la relance de la mission Notre Dame des Trois Epis de l’Equateur à Sindara au Gabon. 

La Pieta a été restaurée en France en 2005/2007, grâce au sanctuaire français dont elle est originaire : NOTRE-DAME DES TROIS EPIS D'ALSACE

Toute notre reconnaissance au Père Peter, recteur du sanctuaire qui a trouvé les fonds et les artisans pour cette restauration plus qu'urgente : La statue de boir a du être coupée en tranches pour sa restauration et on a trouvé des mites vivantes à l'intérieur. 

Elle a été ramenée en février 2007 au Gabon et trône à nouveau dans la chapelle de Sindara.

   

YVONNE AIMEE DE MALESTROIT ET LA MISSION DES TROIS EPIS DE SINDARA :

C'est la mystique Yvonne Aimée de Malestroit qui demanda la construction à Mère Sylvie Azaïs de la maison de formation des Soeurs de Castres à la mission de Sindara. Voici les textes d'archives que la Congragation des Soeurs de l'Immaculée de Castres nous ont donnés :

Yvonne Aimée de MalestroitMère Stanislas écrit, à la demande de Yvonne Aimée de Malestroit, à la supérieure de l’Ordre  des Sœurs de l’Immaculée Conception de Castres (Mère Sylvie Azaïs) : « Mère Yvonne Aimée vous écrit au sujet de ce que le Seigneur Jésus lui a dit  hier soir (12 novembre 1931). J’étais seule avec elle pendant cette extase, recueillant comme toujours les paroles que j’entendais, quand le nom des « Trois Epis » à deux reprises me fit d’autant plus dresser l’oreille que je devinais qu’il s’agissait du Gabon ».


Mère Sylvie Azaïs parle ainsi d’une autre lettre que Yvonne Aimée lui envoya le 13 novembre 1931 : « En novembre 1931, Mère Yvonne Aimée m’a envoyé une lettre dans laquelle elle me disait : « Le Seigneur Jésus m’a dit de dire à Mère Sylvie qu’il voulait une mission aux Trois Epis au Gabon » (qui s’appelle aujourd’hui Sindara). Malgré mes appréhensions et toutes sortes de difficultés matérielles, la fondation a été acceptée du premier coup par le conseil de Castres et mise en route. »
 
Le 10 avril 1933 : Mère Yvonne Aimée  écrivit à Mère Stanislas : « Pour les Trois Epis, je ne sais rien de plus que ce que je vous ai dit – aucun détail – mais Monseigneur Tardy aura les lumières nécessaires, puisque le Seigneur Jésus aime ce petit coin-là ». 

NB : La personne et la vie d'Yvonne Aimée de Malestroit ont suscité et suscitent encore de nombreuses discussions. Il n'est pas question ici de dire ce qui est vrai ou faux dans les nombreux phénomènes surnaturels qui auraient agrémenté la vie de cette religieuse. L'Eglise ne s'est pas encore prononcée définitivement et l'Institut Edith Stein adhère aux positions de l'Eglise catholique à son sujet. Pour en savoir plus sur Yvonne Aimée de Malestroit :   www.ehess.fr/centres/ceifr/assr/N113/LA%20ROCCA.htm